Napoléon : Gagner sans se battre
Et si l'art de la guerre consistait à éviter les batailles ?
Le bicorne trône au milieu de la salle.
Le public présent en scrute le moindre détail. Des bras se lèvent ici ou là pendant quelques minutes. Le commissaire-priseur clôt le ballet que font les petits signes de main des enchérisseurs :
“Un million cinq cent mille pour ce symbole majeur de l’épopée Napoléonienne… J’adjuge à un million cinq cent mille pour le chapeau de Napoléon ! ”
Et voilà, le “symbole” va de nouveau changer de main.
Enfermé dans une vitrine, il semble dépité dans cette retraite poussiéreuse, lui qui a coiffé comme l’écrit Chateaubriand, « le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l’argile humaine », Napoléon.
Il est à la fois tout ce que l’on aime et tout ce qu’on déteste.
Il apaise le pays après les sombres années de la Terreur, le modernise en le dotant de mille outils que nous utilisons encore aujourd’hui comme le Code Civil, le Code Pénal ou la Banque de France mais à côté de ça, il envoie des millions d’hommes à la guerre, affaiblit finalement son pays et tra…
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