On aimerait que l’Histoire respecte des théorèmes, comme un mathématicien qui jongle avec l’univers. Par exemple celui-ci : la démocratie succède systématiquement à la tyrannie. Après la pluie, le beau temps. Après la chaîne, l’envol. La vérité, c’est que l’Histoire se rit des certitudes. Heureusement, pas toujours. Pas à Athènes.
Les Grecs mettent fin à la tyrannie des Pisistratides en 510 avant J.-C. À partir de 508, Clisthène engage des réformes démocratiques qui vont habiller le régime politique d’Athènes d’un manteau blanc et éclatant comme les marbres du Parthénon. Pour un sacré bout de temps.
Très bien, mais, pour paraphraser Jacqueline de Romilly : pourquoi Athènes ?
Voici ce qu’elle nous dit.


