Certains historiens osent sortir de leur discipline pour donner une vision plus complète de leur sujet. Ils enrichissent leurs écrits avec la sociologie, la géographie ou l’économie afin de proposer une analyse globale.
C’est le cas de Fernand Braudel, historien célèbre du XXe siècle. Je devrais écrire géohistorien. Chez lui, la géographie et l’histoire sont imbriquées. Et l’économie n’est jamais loin.

Ses œuvres majeures comme Civilisation matérielle, économie et capitalisme sont des beaux bébés de plus de 1 000 pages. Une exception cependant : le livre qui m’a servi de support pour cette édition : La dynamique du capitalisme. Ce petit ouvrage de 100 pages résume les grandes idées de Braudel sur le capitalisme.
Braudel fait part de son analyse sur la définition du capitalisme, de sa création, de son développement. Pour cela il revient sur trois concepts clés, comme autant de…

