On devrait toujours lire les bons romans plusieurs fois.
Entre deux lectures, à différentes époques de la vie, l’expérience acquise donne plus d’épaisseur à chaque page.
Il y a du Santiago dans la vie politique de Margaret Thatcher.
Je me suis récemment replongé dans le “Le vieil homme et la mer” d’Hemingway. Santiago est un vieux pêcheur qui, après avoir échoué pendant plus de 80 jours à ramener du poisson, se voit embarquer lors d’une sortie en mer dans une lutte de plusieurs jours contre un énorme marlin qui le mène de plus en plus loin au large.
La ténacité de Santiago sédimente toute l’œuvre. Pas un événement ne va le décourager. Il refuse de perdre face au marlin, face à la mer, face au soleil, face au vent.
Il y a du Santiago dans la vie politique de Margaret Thatcher. Comme lui, elle ne lâche rien.
Si son bilan divise, tout le monde lui reconnaît d’avoir forgé la Grande Bretagne que nous connaissons aujourd’hui, en bien ou en mal, 32 ans après son départ du 10 Downing Street.
Et po…


