Ce jour dâavril 1778, Voltaire est dĂ©jĂ trĂšs malade. Il tient nĂ©anmoins Ă recevoir Benjamin Franklin Ă lâAcadĂ©mie Royale. Les deux hommes sâapprĂ©cient et se font chaleureusement lâaccolade. La foule applaudit.
« On aurait cru que Solon venait dâembrasser Sophocle ! » raconte Condorcet
Lâimage de Condorcet est bien vue. Elle restera.
Benjamin Franklin, devenu ambassadeur non officiel des Etats-Unis en France, est un bien curieux personnage. Aux perruques et Ă la poudre de riz de la cour de Louis XVI, lâhomme politique amĂ©ricain oppose ses cheveux gris et son accoutrement des plus sobres. Ajoutez son accent amĂ©ricain et vous voilĂ avec une attraction dont se dĂ©lecte la cour.
Rappelons qui est Benjamin Franklin.
Si son portrait orne les billets de 100 dollars, câest quâil y a une raison. Nous pourrions en donner plusieurs. Chez ce polymathe, la connaissance est grande dans de nombreux domaines.
Câest dâabord un homme dâaffaires devenu suffisamment riche Ă 42 ans pour arrĂȘter de « travailler âŠ

