Qu’est-ce que l’Occident ?
Une histoire en cinq actes
En lisant Qu’est-ce que l’Occident ?, et par esprit d’association, j’ai pensé à cette œuvre de Raphaël que j’ai pu admirer au Vatican il y a quelques années. L’École d’Athènes (1508-1512) représente les grandes figures de l’Antiquité grecque réunies sur une seule et même fresque. Comme nous l’explique Vincent K. Loly1, l’étude de l’œuvre dévoile un message de Raphaël plus symbolique que ce qu’il ne laisse voir sur la surface des murs de la Chambre de la Signature.
D’abord l’héritage grec. Au centre, nous retrouvons Platon débattant avec son élève Aristote. Le premier pointe le ciel et l’idéal, le second le sol et la réalité des contraintes qui nous entourent. À gauche, Alexandre le Grand en armure discute avec un Socrate en tunique verte. Dans le coin inférieur, nous retrouvons Pythagore et en face à droite, Euclide qui manie le compas. Ptolémée, l’un des pères antiques de l’astronomie, porte son globe terrestre, discutant avec Zoroastre sous l’œil malicieux du jeune Raphaël (25 ans au moment de la création de ce tableau) qui s’est incrusté lui-même dans la composition. Héraclite, mélancolique, semble atteint du syndrome de la page blanche tandis que Diogène est nonchalamment allongé sur les escaliers.
Grattons symboliquement (donc sans l’endommager) le chef-d’œuvre du jeune artiste. Et n’oublions pas sa malice. Raphaël inscrit ses contemporains dans la continuité des acteurs de cette fresque. Platon a le visage de Léonard de Vinci, Euclide prend les traits de l’architecte Bramante, Héraclite ceux de Michel-Ange.
Prenons du champ maintenant. Cette école se trouve dans un décor. Non, ce n’est pas un temple grec, mais bien un édifice romain, berceau du droit occidental que nous connaissons encore aujourd’hui.
Enfin, la composition de cette fresque est religieuse, rappelant celle du chef-d’œuvre de Léonard de Vinci représentant le dernier repas du Christ avec les Apôtres, La Cène.
L’héritage des cités grecques, le droit romain, la naissance de la liberté politique dans les cités de la Renaissance, l’Église, ce sont autant de révolutions qui ont été les piliers de la culture occidentale. L’École d’Athènes aurait fait une très belle couverture du livre que nous allons analyser aujourd’hui. C’est presque une synthèse.
Philippe Nemo, philosophe et professeur à l’ESCP Europe, propose de revenir dans son court essai sur l’histoire de l’Occident sans tomber dans « les pièges de l’essentialisme qui consistent à attribuer aux groupes humains une essence éternelle et incommunicable et un devenir endogène »2. Il se pose une question toute simple : Qu’est-ce que l’Occident ? Où commence-t-il ? Où s’arrête-t-il ? Qu’est-ce qui unit les pays qui se revendiquent de cette civilisation ?
L’auteur analyse cinq événements temporels ou spirituels, qu’il appelle des miracles, qui vont cristalliser cette notion d’Occident qu’il définit en première approximation comme « l’État de droit, la démocratie, les libertés intellectuelles, la rationalité critique, la science, une économie de liberté fondée sur la propriété privée »3.
Plongeons dans cette histoire intellectuelle riche qu’est celle de la civilisation occidentale.
Du miracle des cités grecques à l’humanisme de l’Empire romain
Le premier miracle, c’est l’émergence des cités grecques au milieu du VIIIème siècle avant Jésus-Christ. Et plus précisément Athènes.
C’est sur cette terre, pas plus grande qu’un département français, que sont nés les principes qui régissent encore aujourd’hui la vie publique des citoyens d’Occident : la création de l’espace public avec l’Agora, la promotion de la parole qui « coule spontanément », cette « rigole qui arrose tous les vaisseaux capillaires de la ville » comme l’écrivait Jacqueline de Romilly4, ou encore l’avènement de la raison et l’égalité devant la loi (c’est l’invention du citoyen). Car la parole vaut mieux que l'épée.
D’un point de vue philosophique, le miracle des cités grecques c’est aussi selon Philippe Nemo « la métamorphose de la religion ». C’est-à-dire la prise de conscience que la communauté n’est plus sous le joug d’un roi chargé par les dieux de procéder à des rites punitifs, mais par les lois exécutées par l’État sans intervention des dieux. La religion n’étant plus un instrument de gouvernance du corps social, elle devient inutile (au sens premier) et paradoxalement plus verticale car reliant chaque homme aux dieux sans intermédiaire. Cette évolution est fondamentale : la loi devient moins divine et plus humaine. Charge aux hommes de la faire évoluer. Ainsi les Grecs n’ont pas inventé la démocratie selon Philippe Nemo, mais l’État de droit5. Athènes, c’est cette parcelle de terre où l'homme cessa de demander aux dieux ce qu'il pouvait exiger de lui-même.
Les Grecs, par ces innovations, instauraient le principe de gouvernement par la loi et celui de liberté individuelle qui lui est indissolublement lié, socle civique sur lequel seront construits les États de droit modernes.6
C’est sur ce terreau que pousse l’esprit scientifique, alimenté par l’amour de la liberté et de la rationalité critique qui irriguent la pensée des cités grecques. Cette même science, ayant besoin d’une courroie de transmission, conduit à la création de l’école (représentée par Raphaël justement). Cependant, pour que ce miracle des cités grecques suffise à être vu comme l’unique source de l’Occident, il lui manque deux choses : un corpus de règles de droit écrites (le droit grec n’était pas écrit) et sans doute « une volonté de changer le monde plus importante ».
Il est donc temps d’emprunter le chemin qui mène à Rome.
Le miracle romain est tout d’abord celui du droit privé né d’une bien curieuse manière. De par sa nature d’Empire, la société romaine était intrinsèquement cosmopolite alors que le droit Romain, lui, ne l’était pas. La question se posa du droit à appliquer en fonction du statut de chaque justiciable. Pour régler ses litiges, la communauté romaine « de souche » utilisait le droit civil de Quirite, datant de la fondation de Rome en 451 avant Jésus-Christ. Un droit très formalisé, fortement adhérent aux traditions romaines, impossible à appliquer aux étrangers. Rome nomme alors des prêteurs chargés spécialement de rendre la justice pour les étrangers avec l’autorisation de « créer » du droit afin que celui-ci soit assez simple et clair, dénué de référence religieuse, pour n’importe quel justiciable étranger.
Cette faculté donnée au préteur pérégrin d’inventer des “formules” juridiques nouvelles est probablement (on en discute, mais c’est l’hypothèse couramment retenue) à l’origine de la “procédure formulaire” qui remplaça définitivement, pour tous les justiciables de l’État romain, et pas seulement les étrangers, la vieille “procédure des actions de la loi”.7
Mais sur quelle fondation s’appuyer quand il s’agit de créer du droit ? Surtout lorsque deux communautés n’ont rien en commun comme c’était le cas lors des grandes conquêtes romaines ? En s’appuyant sur une morale naturelle, un bon sens partagé. C’est ainsi que, mêlé aux influences grecques, et face à la diversité des situations, l’Empire romain inventa toutes sortes de droits qui sont aujourd’hui « le socle de tous les droits occidentaux modernes »8: le droit des personnes, des choses et des obligations. Les Romains ont compris que pour gouverner le monde, il fallait aussi gouverner les mots.
C’est ce corpus juridique, culminant au VIème siècle de notre ère avec le Corpus juris civilis de Justinien, qui donne la clé d’une autre invention de l’Occident : le droit de propriété qui permet de distinguer le « tien » du « mien », ainsi « chacun retrouve ce qui lui revient »9. Pour Philippe Nemo, c’est la naissance de l’humanisme. Rome a légué au monde la conquête de soi par le droit.
On peut soutenir que, ayant inventé le droit privé, les Romains ont inventé la personne humaine individuelle, libre, ayant une vie intérieure, un destin absolument singulier, réductible à aucun autre — un ego. Le droit romain est, de ce fait, la source de l’humanisme occidental.
Si les Grecs, puis les Romains, ont bien changé et sans doute amélioré le monde, c’était sans forcément le vouloir. Un nouvel élément, un nouveau miracle pour reprendre l’expression de Philippe Nemo, va y remédier.
De l’éthique biblique à la révolution papale
Ce nouvel élément, c’est la volonté d’améliorer le monde justement. Cela porte un nom dans notre civilisation : le progrès. Cette notion puise ses racines dans la morale biblique.
Je dis que la morale biblique est essentiellement une morale de la compassion ; qu’elle conduit à une perception plus aiguë que jamais auparavant de la souffrance humaine ; qu’elle incite donc à considérer comme anormaux et insupportables des maux que l’humanité, jusque-là, jugeait être dans l’ordre éternel des choses.10
La souffrance cesse d'être naturelle pour devenir scandaleuse. L’humanité ne doit donc pas se satisfaire du statu quo et doit aller au-delà de la justice « normale » qui consiste à « rendre à chacun le sien ». Au contraire, chaque homme et chaque femme, héritant du péché originel, doit se sentir responsable des autres et pas seulement de lui-même. C’est l’essence même de l’éthique biblique. Cela a une conséquence inattendue : la métamorphose du temps.
Le temps biblique est différent du temps grec. La perspective biblique de la création du monde et de sa fin (l’eschatologie) avec l’avènement du royaume de Dieu pour ceux qui auront su “se délivrer du mal“ lui donne un début et une conclusion. Si chez les Grecs, le temps est cyclique, s’il est un éternel recommencement, sans fin ni début, au sein du monde judéo-chrétien, le temps est linéaire, tendu de la création vers la perspective de cette apocalypse. Désormais, l'histoire vise quelque chose.
Il faudra dorénavant penser le monde comme Histoire, et l’humanité comme recevant sa substance spirituelle de son historicité. L’être humain n’est humain qu’en tant qu’historique, il ne peut être saint s’il n’est incarné dans un temps transformateur.11
Mais l’Église va au-delà de la révolution du progrès en permettant l’éclosion des États modernes. L’Europe féodale du Moyen Âge fait cohabiter le droit barbare avec quelques restes du droit romain et de la morale chrétienne. Armé de la volonté de remettre de l’ordre au sein de l’Église et de développer son rayonnement, le pape Grégoire VII (1020-1085) reprend la main avec les Dictatus Papae qui lui donnent les pleins pouvoirs. Lui et ses successeurs via les Décrétales refondent le droit canonique12 en s’inspirant justement du droit romain. L'Église choisit le droit contre la force, et devient plus puissante encore :
Le nouveau droit canonique élaboré par les Décrétales et les conciles les rapprocha et les féconda l’un par l’autre. Il aboutit tout à la fois à “christianiser”, c’est-à-dire polir et humaniser, le dur droit romain, et à “juridiser”, c’est-à-dire rendre un peu plus praticable, l’invivable morale chrétienne. L’effet le plus important de cette synthèse fut de promouvoir le droit en tant que tel. Les canonistes posèrent en principe qu’il était plus chrétien, pour régler les disputes et les litiges, d’emprunter les “voies de droit” que les “voies de fait”.13
C’est de cette rencontre entre la volonté de progrès née de l’éthique biblique et l’État de droit réinventé par l’Église que va naître une période de croissance charnière en Europe. Les monarchies vont s’inspirer du droit canonique ainsi renouvelé et mettront fin à la féodalité. L’Europe prend alors entre le XIème et le XIIIème siècle un temps d’avance par rapport aux autres civilisations en termes démographiques, d’urbanisme, d’économie et de géopolitique.
Les États européens du temps prirent la monarchie papale comme modèle. Ils purent commencer une lutte de longue haleine, qui fut finalement victorieuse, contre la féodalité. Ils commencèrent eux aussi à légiférer (prudemment au début), à centraliser leurs administrations, à percevoir des impôts proprement étatiques, c’est-à-dire non féodaux, à juger en appel des juridictions seigneuriales, augmentant ainsi les prérogatives du contrôle royal sur l’ensemble du pays.14
Philippe Nemo pousse plus loin la réflexion en questionnant les motivations profondes des acteurs de la révolution papale. Il revient au rôle du Christ qui expie l’humanité de tous ses péchés :
Le Christ, en effet, expie alors qu’il est totalement innocent ; il gagne, de ce fait, un infini de mérites — un “trésor de mérites surérogatoires” comme on dira plus tard — désormais disponible pour abonder la dette infinie résultant du péché de l’homme. Ainsi, le salut n’est plus une simple perspective : la grâce de Dieu a été donnée. L’humanité est d’ores et déjà sauvée par le sacrifice du Christ.15
Dès lors, chaque action de l’homme compte dans le bilan. Si celui-ci est déséquilibré, le purgatoire permettra à chacun de payer sa dette. La bonne action reprend donc de la valeur et devient même un devoir. Or, pour accomplir ce devoir moral, l’homme doit mobiliser son intelligence : s’organiser, réfléchir, et utiliser sa raison, y compris sa raison scientifique :
La civilisation sera désormais une synthèse entre “Athènes”, “Rome” et “Jérusalem” : les raisons scientifique et juridique seront mises au service de l’éthique et de l’eschatologie bibliques, la foi se choisira comme moyen l’épanouissement de la nature humaine rationnelle. L’Antiquité classique s’intégrera complètement à l’imaginaire et à l’identité des peuples chrétiens d’Europe, et c’est cette synthèse, par laquelle s’élabore un esprit ou Forme culturelle sans équivalent ailleurs, qu’on peut désigner par le terme d’Occident.16
Mais l’histoire ne se termine pas là.
De la liberté intellectuelle à la liberté économique
Le dernier miracle évoqué par Philippe Nemo est celui de l’avènement des libertés, qui arrivent à « améliorer le monde par la science et le droit ». Selon l’auteur, l’Occident a toujours été précurseur en termes de liberté intellectuelle. Car après tout « personne ne sait tout ».
Par conséquent, si l’on emploie la force coercitive de l’État (ou a fortiori celle de l’Église) pour imposer une certaine version de la vérité, on interdit aux autres de faire apparaître celle-ci et l’on bloque le processus de progrès des connaissances. Au contraire, la liberté de penser et de critiquer permet de remédier à la limitation intrinsèque de la raison humaine.17
C’est le pluralisme des opinions qui permet de s’approcher de la vérité. Une théorie doit être réfutable, c’est-à-dire être l’objet de plusieurs avis critiques afin d’en tester la validité. La vérité ne se révèle que par le débat, qui lui-même nécessite la liberté de penser et celle de s’exprimer. C’est la démarche scientifique par excellence profondément ancrée dans la culture occidentale.
Les Occidentaux savent désormais que l’humanité peut et doit chercher toujours plus loin le Vrai et qu’elle a devant elle un avenir indéfini de découvertes nouvelles18.
L’autre liberté, c’est la liberté politique. Les démocraties libérales sont elles aussi une spécificité de l’esprit occidental selon Philippe Nemo.
C’est que, comme la liberté de penser, il présupposait les acquis civilisationnels lentement produits par les quatre événements que nous avons précédemment décrits : la valeur de la personne (le principe démocratique “un homme, une voix” n’a de sens que dans une culture où “un homme” veut dire : un ego irréductible à tout autre), la valeur du droit (pas de constitutionnalisme là où n’existent pas préalablement l’idée même d’État de droit, la préférence pour les “voies de droit”, ainsi que la pratique du formalisme juridique, toutes idées répandues en Europe sous l’influence des droits romain et canonique), enfin la conviction du caractère essentiellement faillible de la raison humaine.19
Ce caractère essentiellement faillible de la raison humaine est à la base de la liberté politique. Si tout humain est faillible, il en est de même pour le roi ou pour n’importe quel gouvernant. Et donc de l’État. Ce dernier est désacralisé, comme un écho à la séparation du spirituel et du temporel (« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » disait Jésus). Cette désacralisation est le terreau sur lequel prospèrent les démocraties libérales. A contrario, selon Philippe Nemo, ceux qui souhaitent « re-sacraliser » l’État pour « un avenir meilleur » tombent bien souvent dans l’autoritarisme (Maurras, ...) ou le totalitarisme (Lénine, Staline...).
Ainsi, l’État n’est légitime que s’il ne prétend plus être un absolu et s’il se contente d’un statut instrumental. Telle est la matrice de la démocratie.20
Dernière liberté, celle des échanges économiques. Selon l’auteur, la libéralisation économique et l’autorégulation constituent le moyen le plus efficace de créer de la richesse et de sortir les populations de la pauvreté. En bon auteur libéral, Nemo nous dit que c’est plus l’ordre spontané, contraire à toute planification centralisée plutôt que l’action de l’État, qui est à l’origine de la révolution industrielle partie d’Europe pour arriver en Amérique.
C’est en ce sens que, selon Hayek, l’Occident a trouvé le secret d’un saut évolutionnaire majeur dans les rapports que l’espèce humaine entretient avec la nature. L’échange, en effet, suppose des règles de juste conduite morales et juridiques : non seulement un droit commercial réglant l’échange économique lui-même, mais plus généralement, un droit civil garantissant la propriété privée et réglant les contrats, un État-arbitre effectivement neutre, capable de dire le droit et de réprimer efficacement les délinquances.
En somme, selon Philippe Nemo, toutes les formes de liberté ont trouvé en Occident le terreau le plus fertile.
Conclusion
Alors, qu’est-ce que l’Occident ?
Philippe Nemo nous dit que ce sont les peuples dont la culture ont connu les cinq événements qu’il décrit : l’invention de la cité, de la liberté sous la loi, de la science et de l’école par les Grecs ; l’invention du droit, de la propriété privée, de la personne et de l’humanisme par les Romains ; la révolution éthique et eschatologique de la Bible ; la révolution papale du XIème-XIIIème siècle et enfin le développement de la démocratie libérale. En prenant cette définition restrictive, l’Occident se réduit à l’Amérique du Nord et à l’Europe occidentale et aux territoires qu’ils administrent ou ont administrés, comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.
Le monde s’étant occidentalisé plus que le contraire, d’autres peuples s’en sont rapprochés sans en faire partie complètement comme l’Amérique latine ou le monde orthodoxe. On peut ne pas être d’accord avec l’essayiste, trouver son analyse trop eurocentriste, mais dans les faits sa déconstruction rejoint notre intuition.
Cette délimitation géographique est secondaire à mes yeux, car ce qui me frappe à nouveau, c’est que l’Histoire est moins une succession de dates qu’un processus continu. Ou plutôt, comme la fresque de Raphaël, une matriochka (poupée russe21) où chaque événement décisif n’a comme unique destin que de se retrouver avalé par un nouveau tournant de l’Histoire.
La démocratie libérale avale la révolution papale, qui avale elle-même le droit et l’humanisme romains qui avalent eux-mêmes le miracle des cités grecques. Avaler et non dévorer car chaque étage suppose celui du dessous. Ces événements et leurs conséquences sont toujours si présents que nous les avons oubliés.
Ils ont pour nous l’évidence du soleil qui se lève.
Cet article analyse brillamment ce tableau : https://vincentkjoly.com/lecole-dathenes-raphael
Philippe NEMO, Qu’est-ce que l’Occident, Paris : éditions Presses Universitaires de France, 2004, p. 9.
Ibid., p. 7.
Jacqueline DE ROMILLY, Pourquoi la Grèce ? Paris : éditions Le livre de Poche, 1994.
Philippe NEMO, Qu’est-ce que l’Occident, Paris : éditions Presses Universitaires de France, 2004, p. 16.
Ibid., p. 15.
Ibid., p. 25.
Ibid., p. 29.
Cette citation et la suivante, Ibid., p. 30 et 31.
Ibid., p. 35.
Ibid., p. 41.
Le droit des autorités catholiques.
Ibid., p. 49.
Ibid., p. 49.
Ibid., p. 63.
Ibid., p. 71.
Ibid., p. 73.
Ibid., p. 77.
Ibid., p. 80.
Ibid., p. 95.
Je vous aide à impressionner vos amis lors de vos nombreux dîners mondains. C’est aussi ça Morale de l’Histoire.




Voilà, une newsletter intéressante, bien qu un brin trop longue dans son étude de l occidentalisation. Lecture a refaire plusieurs fois pour tout mettre bout à bout, comprendre et integrer😉j' ai bien aimé, la multitude de points historiques qui ont nourri ma culture générale. Merci pour cet écrit😉