Henri IV : réconcilier les français
Si son panache blanc est aussi célèbre, c'est qu'il y a une raison. La voici ...
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L'année 1925 s'écrit dans la poussière d'un petit musée montmartrois. Joseph-Émile Bourdais, brocanteur aux doigts tachés d'histoire, promène les visiteurs entre ses trésors d'un autre temps. Mais quand on le presse, il dévoile sa découverte la plus troublante : une relique qui semble avoir traversé les siècles pour venir murmurer ses secrets dans l'ombre de son échoppe.
Cette tête momifiée — car il s'agit bien de cela — aurait été arrachée à son repos en 1793, lorsque la rage révolutionnaire profana les tombes de Saint-Denis où reposaient les dynasties de France. Le brocanteur n'en démord pas : cette dépouille royale porte un nom qui résonne encore dans la mémoire française.
Chaque écolier connaît les portraits du Vert-Galant, cette silhouette altière ceinte de sa fraise, ces collerettes immenses qui marquaient la mode du XVIe siècle. Paradoxe saisissant : ce roi trouve grâce aux yeux de présidents républicains, de Vincent Auriol à Nicolas Sarkozy. Henri IV demeure, près de quatre siècles après sa mort, l'un de ces monarques dont le souvenir traverse les régimes.
Et pourtant…